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08/07/2014

Ad Vitam Aeternam

Et encore ce 8 qui revient telle une nouvelle vague venant s'échouer sur le sable... tant et tant de vagues sont venues me rappeler ton départ...

38 mois de flots et de jusants..imperturbables , inlassablement ces marées m'assaillent et me font parfois perdre pied...Pourtant je garde encore la tête hors de l'eau et je flotte....De temps à autre, je dérive, je me laisse aller dans ces courants de tourmente....l'onde me porte et je contemple le ciel où tu te trouves et je m'accroche à ton doux visage pour ne pas sombrer...

38 mois que la mer a eu raison de toi, mon petit poisson...et moi contre vents et marées je continue de nager et nager encore et toujours et même si cette atroce douleur me troue les entrailles, que cette cruelle absence me pèse d'avantage jour après jour,je redoublerais d'efforts et je poursuivrais ma brasse coulée aussi loin que possible sans jamais m'arrêter...Parce toi , tu sais combien je suis obstinée et que jamais je ne renonce....Alors mon fils je t'accompagnerais toujours dans ta nouvelle vie céleste, ainsi que je me dois t'accompagner tes frères dans leurs vies terrestres....

Maman je suis , maman je reste ad vitam aeternam et je sais combien tu me comprends

Je t'aime petit Ange...à l'infini <3

08/06/2014

La force de la Vie....

Je ne sais plus si je dois compter en mois ou en années, déjà 3 ans et un mois ou alors trente sept mois? ....Peu importe trop longtemps déjà et même si j'ai toujours le sentiment que le temps s'est arrêter, force est d'admettre qu'il n'en est rien...

Le temps n'a jamais cessé de passer , les aiguilles de l'horloge ont continué de tourner...inlassablement et forcément la vie a poursuivi sa route en m'entraînant avec elle...j'ai continué à me lever chaque matin et chaque matin , j'étais en vie.

Alors bon gré ,mal gré,j'ai accompli ma tâche et après de si nombreux mois, de si nombreux questionnements, de si nombreux doutes et de si nombreux sentiments , passant de la colère à la joie, il a bien fallu reconnaître que la vie était toujours présente malgré ton absence.

Entrecoupée  de périodes sombres, la vie est là...

Après tout ce temps; je commence vraiment à lâcher prise, j'ai réalisé que pour m'en sortir , il fallait essayer d'accepter , c'est encore difficile à écrire et à en prendre pleinement conscience, n'empêche que c'est l'unique solution pour espérer finir mes jours en paix.

Est-ce que cela vient de moi? ou est-ce la vie qui finalement est plus forte?

Certainement un peu des deux.

Toujours est-il que désormais je ne fais plus semblant d'aller bien si je vais mal et dorénavant lorsque l'on me demande si je vais bien , je réponds le plus franchement possible et j'évite de minimiser ou d'aggraver l'état dans lequel je me trouve...

J'ai toujours été d'une nature enjouée et je suis convaincue que c'est cette même nature qui m'a sauvée la vie en partie.

Je crois qu'au bout du compte , je suis restée plus ou moins la même personne avec juste une blessure interne; invisible, qui restera à vie et que je garde au fond de moi.

J'affirme haut et fort que l'on peux survivre à la mort de son enfant.

Je suis persuadée que plus on se complaît dans le rôle d'une victime et moins on a de chance de s'en sortir.

Je l'ai déjà dit et redit, la souffrance que l'on éprouve est une douleur intime, qui nous appartient et que l'on ne peut partager avec personne...Quand elle se réveille, il faut se laisser aller,pleurer ou hurler, écrire , à chacun de trouver sa façon d'évacuer cette peine infinie.

 

Ensuite s'en suivra forcément un bien-être salvateur, c'est paradoxal mais c'est ainsi.

Bien-sûr le manque est toujours  là, mais je suis tellement persuadée qu'il m'accompagne à chaque seconde,que j'ai la sensation de sa présence...

Toutes les photos; vidéos, tous les souvenirs sont bel et bien là; il est avec moi tout le temps, viscéralement ancré en moi; il est une partie de moi et je le retrouve dans ses frères...et quand ce manque devient trop lourd, je l'écoute chanter et ça me rend heureuse, et fière de l'avoir mis au monde.

Parce que même si nous n'avons vécu que 19 ans ensemble , ce fut 19 belles années, malgré nos coups de gueules, et quand j'y repense , ça me fait sourire et je ne regrette rien , parce que les engueulades ,il les  méritait, tout comme les encouragements que je n'ai jamais cessé de lui prodiguer.

Alors je vous le dis, non, je ne suis pas forte, c'est la vie qui l'est...

 

 

08/05/2014

3 ans

Et finalement, les jours se suivent et ne se ressemblent jamais , tout comme mon humeur et ce que je croyais impossible hier, le devient possible le jour d'après...

Cette mer,pourtant meurtrière a le mérite de pouvoir m'apaiser...et il fallait que je m'y rende pour ce jour très spécial...et que j'irais chaque année , quelque soit mon humeur, quoi que je dise ou pense, j'irais parce que c'est l'endroit où je dois être chaque 8 mai...

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29/04/2014

Bientôt les 36 ème rugissants...

Je traverse à nouveau une zone de perturbations...Alors qu'en principe le temps devrait jouer en ma faveur, il semblerait que le thermomètre ne soit pas vraiment au beau fixe et j'appréhende cette échéance des 3 ans , je le vis vraiment mal.

Je me sens vraiment au plus bas et j'erre comme une âme en peine avec des idées noires, très noires..

je n'ai envie de rien et tout me pèse, je me sens seule et incomprise, je ne sais même pas si j'aurais la force d'aller jeter mes roses à la mer cette année..

A l'instant où j'écris , je n'en ai aucune envie..Cela me parait insurmontable et impossible.

Comme si je recevais à nouveau cette vérité comme une claque, cette réalité qui me rappelle inlassablement à ton absence et ce manque de toi qui me ronge de l'intérieur, je n'arrive plus à lutter contre les vents de ma détresse, la tempête est bien forte que moi...

Une vague envie de me laisser dériver par cette houle rageuse et cruelle.

Les vacances sont là et je ne peux pas m'en réjouir, elles me font souffrir , elles rouvrent ma plaie ..Elle saigne à nouveau.

Je me sens tellement faible et à bout de souffle...alors je vais subir et laisser les jours passer parce que je crois que pour le moment ;il n'y à rien à faire, rien ne pourra me sortir de mon état végétatif....alors je vais végéter doucettement et ne plus penser à rien du tout.

Je crois qu'il est parfois salutaire de se couper du monde, demain sera un autre jour avec ou sans moi, qu'importe, le monde continuera de tourner, je veux juste éviter de penser , juste éviter de me torturer....la torture est assez bien présente..juste oublier....oublier tout ..ou presque

23/04/2014

Mon phare

Mon Dieu! que c'est difficile...

Tout semble aller bien, tout va bien ou presque et puis sans crier gare , tout s'effondre et je perds pied et j'en oublie mes bonnes résolutions.

Tout est devenu si paradoxal...

Je cherche toujours un peu d'apaisement et de sérénité et au moment où je pense les effleurer, ils se dérobent sous mes doigts...tout s'enfuit et je fuis tout le monde.

Le coeur lourd, je peine , je traîne mon vague à l'âme et je m'éloigne à nouveau, je m'efface pour me retrouver face à moi-même.

C'est là où je me sens le mieux en ce moment...en tête à tête avec moi parce qu'au moins je n'ai pas besoin de me justifier.

Je me réfugie dans mes lectures, dans mes pensées et mes souvenirs et même si on ne me cesse de répéter qu'il ne faut pas regarder en arrière et aller de l'avant...et bien j'aime quand même me retourner sur mes pas et relire certaines pages de ma vie et quoi qu'on dise, ça me fait du bien .

Ce n'est pas pour autant que je suis à l'arrêt, j'avance malgré tout...et oui tout est devenu paradoxal, je n'y peux rien.

Néanmoins, je suis pas de très bonne compagnie dernièrement,seule ma solitude m'aide pendant ces moments de repli, alors je la tolère et essaye d'en tirer le meilleur parce que le monde autour de moi m'agace, les gens me sont insupportables, ce n'est pas nécessairement leur faute mais c'est ainsi...

En fait je me sens lasse, très lasse, lutter  pour aller bien me parait si difficile; alors je crois que je me laisser glisser tout doucement dans ma léthargie.

Je continue d'écrire parce que c'est ma façon de sortir mes démons et ma douleur et beaucoup d'autres choses, parce les écrits restent et laissent des traces et j'ai besoin d'inscrire mes sentiments quelque part et je suis le seule maître à bord, personne n'est obligé de lire et chacun est libre de quitter le navire avant l'arrivée au port...

Moi,je resterais jusqu'au bout du voyage et je  te chercherais  mon fils , tel les feux du phare au milieu de ma tempête, tu me guideras et je te trouverais

 

08/04/2014

Un si long chemin...

35 mois écoulés et je suis toujours sur le chemin...

35 longs mois à me poser tant et tant de questions,à me demander comment j'ai réussi à tenir le coup.

35 mois d'absence, parsemés de colère, de chagrin, de douleur,de doute mais aussi de quelques moments de répit et de joie.

35 mois sans trouver de vraies réponses, mais malgré tout un peu d'espoir.

35 mois traversés dans une tempête de sentiments , où l'ouragan de désespoir a parfois laisser apparaître quelques doux rayons de rires.

35 mois de tumultes intérieurs , invisibles à autrui mais si perceptibles pour mon coeur brisé.

35 mois où je n'ai jamais cessé de me battre contre moi-même....contre vents et marées, j'ai maintes fois plié mais jamais cédé.

35 mois où je t'ai pensé à chaque seconde...

35 mois où je t'ai aimé.

35 mois de manque.

35 mois de souffrance.

35 mois sans toi....mais 35 mois avec toi

35 mois et je suis toujours sur le chemin...Un si long chemin..qui me portera vers toi.